accolade


accolade

accolade [ akɔlad ] n. f.
• déb. XVIe; de accoler, ou provenç. accolada
I
1Le fait de mettre les bras autour du cou. embrassade. Donner, recevoir l'accolade.
2Hist. Coup donné avec le plat de l'épée sur l'épaule, accompagné d'un « léger embrassement » (Rousseau), rituel dans la cérémonie par laquelle qqn était armé chevalier ( adoubement).
Mod. Geste qui accompagne la remise officielle d'une décoration (autrefois, coup du plat de l'épée ou du sabre sur l'épaule, suivi d'une accolade). Nous lui avons remis les insignes de son grade et donné l'accolade (formule traditionnelle).
II
1(1740) Signe à double courbure (), qui sert à réunir plusieurs lignes (accolade verticale) ou colonnes (accolade horizontale); trait qui permet de joindre plusieurs portées.
2(1863) Archit. Arc surbaissé à courbes et contre-courbes qui ressemble à une accolade horizontale (gothique flamboyant).

accolade nom féminin (de accoler, au sens ancien de embrasser) Geste consistant à se serrer dans les bras l'un de l'autre en signe d'affection, d'amitié et, en particulier, lors d'une remise de décoration, de la réception d'un personnage officiel. ● accolade (synonymes) nom féminin (de accoler, au sens ancien de embrasser) Geste consistant à se serrer dans les bras l'un de...
Synonymes :
accolade nom féminin (de accoler) Signe graphique () servant à réunir plusieurs lignes, plusieurs colonnes, etc. Motif décoratif de linteau associant deux talons, qui aboutit, dans les arcs, à un amortissement en gable (art gothique, XIVe-XVIe s.).

accolade
n. f.
d1./d Action de mettre les bras autour du cou ou sur les épaules de qqn pour l'accueillir ou l'honorer. Donner, recevoir l'accolade. Une accolade fraternelle.
d2./d Signe graphique (ou ) utilisé pour réunir plusieurs lignes ou plusieurs colonnes.

I.
⇒ACCOLADE1, subst. fém.
A.— Témoignage donné en public, consistant à embrasser quelqu'un.
1. FÉOD. (Témoignage donné en public, consistant à embrasser quelqu'un) En lui passant les bras autour du cou, en vue de lui conférer, dans la cérémonie de l'adoubement, le titre de chevalier :
1. Puis après lui avoir donné l'accolade et l'avoir frappé trois fois de son épée sur le cou, il ajouta : au nom de Dieu, de saint Michel et de saint Georges, je te fais chevalier : sois preux, hardi et loyal.
V. DE JOUY, L'Hermite de la Chaussée d'Antin, t. 4, 1813, p. 67.
2. Jean-Marie de Villacourt s'attachait au service de la France. Après la Journée de Landrecies, le roi le faisait chevalier et lui donnait l'accolade.
E. et J. DE GONCOURT, Renée Mauperin, 1864, p. 245.
Rem. La tradition lexicogr. du XIXe et du XXe s. a souvent confondu l'accolade avec la colée, grand coup que du plat de la main, ou de l'épée selon l'usage du Moy. Âge finissant, le parrain assenait sur la nuque (le cou) ou l'épaule du jeune aspirant.
2. Cérémonies milit., patriotiques. (Témoignage donné en public, consistant à embrasser quelqu'un) En appuyant les joues les unes contre les autres en vue de manifester à quelqu'un l'estime officielle :
3. Philippe n'était pas au bout de ses épreuves; il avait encore bien des mains à serrer, bien des accolades à recevoir; il lui fallait encore envoyer bien des baisers, saluer bien bas les passants, venir bien des fois, au caprice de la foule, chanter la Marseillaise sur le balcon des Tuileries.
F.-R. DE CHATEAUBRIAND, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 3, 1848, p. 632.
4. Et c'est ainsi que Joseph Rouletabille, de l'époque, fut créé officier de Sainte-Anne de Russie par l'empereur lui-même, qui lui donna l'accolade. « Ils embrassent tout le temps dans ce pays! » se dit Rouletabille, qui était si ému qu'il s'essuyait les yeux avec sa manche.
G. LEROUX, Rouletabille chez le tsar, 1912, p. 175.
5. Tous les Officiers, pendant l'accolade, claironnant l'air « Au drapeau ».
Tarata ta taire, etc.
G. FEYDEAU, La Dame de chez Maxim's, 1914, II, 1. p. 30.
6. Accolade. Roulement de tambour, sonnerie de trompettes. Changement de position dans le port des armes sur les côtés du grand carré.
— Au nom du ministre de la guerre...
M. DRUON, Les Grandes familles, 1948, p. 165.
P. anal.
Entre ecclésiastiques ou religieux. Synon. baiser de paix :
7. Cependant, les deux novices sont allés ensuite donner l'accolade à chacun des religieux, dans un geste plein de tendresse et qui demeurait à la fois spirituel et humain, ressuscitant à mes yeux tout un Moyen âge que je croyais aboli.
J. GREEN, Journal, 1946, p. 10.
♦ Dans certains sports, entre adversaires avant le combat :
8. Après l'accolade classique, les lutteurs échangèrent quelques coups, plus d'exploration que de prise réelle.
G. GUÈVREMONT, Le Survenant, 1945, p. 224.
3. (Témoignage donné en public, consistant à embrasser quelqu'un) En accomplissant le même geste, ou encore en serrant quelqu'un dans ses bras pour lui manifester de l'amitié, de l'affection :
9. Le laboratoire d'Isaac Zaphara... (Entre Maurice, Zaphara veut l'embrasser.)
Ne me touche pas, vieux maudit!
ISAAC. — Vous m'affligez sensiblement, Maurice : refuser mon accolade, c'est me donner quasiment à croire que vous ne m'aimez plus.
O. FEUILLET, Scènes et proverbes, 1854, p. 114.
10. Marc-Aurèle avait ... pour Rusticus l'affection la plus tendre ... toujours il lui donnait l'accolade avant de la donner au préfet du prétoire.
E. RENAN, Hist. des origines du Christianisme, Marc-Aurèle et la fin du monde antique, 1881, p. 33.
11. Le gendarme qui avait amené Guillergues se précipita dans ses bras. Le président l'appela et lui donna l'accolade fraternelle.
A. FRANCE, Les Dieux ont soif, 1912, p. 153.
12. C'était Lesueur, les trois hommes commencèrent par se donner l'accolade.
J. ROMAINS, Les Copains, 1913, p. 145.
13. Weissberger, organisa la fête, nettoya la penderie et le derrière des volets en son honneur, força la Weissberger à l'embrasser publiquement, et nous avons su depuis que de cette fausse accolade était reparti l'amour.
J. GIRAUDOUX, Siegfried et le Limousin, 1922, p. 232.
14. Renonçant à cette accolade qu'elle se préparait déjà à donner, elle se contenta de tendre sa main au jeune homme; et il fut seul à percevoir le tremblement de cette main, l'émotion, l'acquiescement caché, la tendresse, que la pauvre femme mettait dans cette banale étreinte.
R. MARTIN DU GARD, Les Thibault, L'Été 1914, 1936, p. 656.
15. Il faut donc, si l'on peut dire, commencer par l'accolade et le reste viendra de surcroît, sans même qu'on y pense. C'est cela la vraie Pentecôte des bonnes volontés. Car tout est dans la bonne volonté. Tout est simple si le cœur y est : ...
V. JANKÉLÉVITCH, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, 1957, p. 196.
Syntagmes communs aux emplois 1, 2 et 3 : donner, recevoir l'accolade; Syntagmes rencontrés pour l'emploi 3 : refuser l'accolade; accolade fraternelle, tendre, vigoureuse, furieuse, particulière, etc.
Rem. 1. L'ex. 11 reprend un syntagme accolade fraternelle qui avait cours dans les premières années de la Révolution. On appelait ainsi ,,un baiser que le président d'un corps constitué ou d'une société patriotique accordait à quelqu'un en signe de fraternité ou d'amitié.`` (BESCH, 1845). 2. L'emploi 3 est parfois voisin de embrassement ou de étreinte, avec lesquels il a dès lors en commun la valeur superl. et l'absence de toute référence à des témoins de la scène, cf. notamment l'usage dans un certain style poétique noble et solennel :
16. Oui, partout où je marche une voix me rappelle,
Voix du berceau lointain qui ressaisit le cœur, (...)
Étreinte dans l'absence, accolade éternelle,
Mystérieux sanglot dont les pleurs sont en nous,
Que de fois, comme un cri de frayeur maternelle,
M'avez-vous fait bondir et tomber à genoux!
M. DESBORDES-VALMORE, Élégies, Départ de Lyon, 1859, p. 94.
17. On dit que je suis fort malade,
Ami; j'ai déjà l'œil terni;
Je sens la sinistre accolade
Du squelette de l'infini.
V. HUGO, Les Chansons des rues et des bois, Nivôse, 1865, p. 274.
B.— Fam. ou région.
1. Fam. Donner l'accolade à une bouteille, pour la vider (cf. accoler I A, rem. 2) :
18. Les comédiens firent de leur mieux honneur au menu de maître Chirriguirri, et, sans y trouver les exquisités promises, assouvirent leur faim, et surtout leur soif par de longues accolades à l'outre presque désenflée, comme une cornemuse d'où le vent serait sorti.
T. GAUTIER, Le Capitaine Fracasse, 1863, p. 65.
Arg., p. iron. :
19. Accolade, s. f. ... soufflet (sur la joue).
A. DELVAU, Dict. de la langue verte, 1866, p. 3.
2. Région. Canada 1930 offre les accept. suivantes :
a) Galanterie. Ce garçon-là est d'une accolade qui plaît à tout le monde : la galanterie de ce garçon-là plaît à tout le monde.
b) Croc-en-jambe.
c) Croc-en-jambe (au fig.). Ruse pour supplanter quelqu'un.
II.
⇒ACCOLADE2, subst. fém.
A.— ÉCRITURE, IMPRIM., MUS. Signe graphique à double courbure que réunit un sommet médian utilisé pour regrouper plusieurs lignes, plusieurs articles, etc. formant un ensemble.
1. Dans l'écriture, notamment dans les comptes :
1. Trait de plume qui, dans un compte, etc. joint plusieurs articles.
C.-M. GATTEL, Nouveau dict. portatif de la langue française, 1797.
2. Son écriture n'est pas très-nette, et il me fait des accolades qui ne sont pas exemptes de reproche; ...
A. DE MUSSET, Le Chandelier, 1840, II, 1, p. 47.
3. Le plan avait le droit de rester étranger au groupement rationnel des idées; mais il était essentiel qu'il se traduisît en tableaux synoptiques avec accolades et tirets.
É. ESTAUNIÉ, L'Empreinte, 1896, p. 313.
4. N'essayez pas d'avancer de pareilles énormités devant un économiste armé de ses tableaux à deux entrées et de ses statistiques hérissées de reports et d'accolades.
F. COPPÉE, La Bonne souffrance, préf., 1898, p. 43.
2. En imprim. :
5. Les accolades sont des crochets faits dans ce goût , qui servent surtout dans les généalogies, dans les ouvrages à filets, dans les listes, ...
A.-F. MOMORO, Traité élémentaire de l'imprimerie, 1794, p. 36.
6. L'accolade est comme l'extension et le doublement de la parenthèse; c'est un trait de plume, de dimensions très variables, destiné à réunir, à « accoler » plusieurs parties de texte, à les faire correspondre, de façon que ces diverses parties se présentent à l'œil sous la forme d'un seul tout.
E. LECLERC, Nouveau manuel complet de typographie historique, 1897, p. 171.
7. En cas d'inégalité, il y a là évidemment une inévitable asymétrie, quelque peu choquante pour l'œil, que la substitution d'accolades dites brisées rendra moins sensible.
E. LECLERC, Nouveau manuel complet de typographie historique, 1897 p. 400.
P. compar. :
8. ... on a pris malgré soi le goût des événements qui s'expliquent, de l'histoire par accolades et paragraphes : primo, secundo...
J. ROMAINS, Les Hommes de bonne volonté, Le 6 octobre, 1932, p. 104.
Rem. Syntagmes : a) accolade verticale, horizontale, isolée; accolades dispersées, successives; b) réunir, joindre par une accolade.
3. En mus. :
9. Accolade, s. f. Sorte de trait placé au commencement des lignes de la portée, pour les réunir...
ROUGNON 1935.
Rem. 1. BESCH. 1845 note l'emploi techn. suivant : ,,Paléogr. Espèce de crochet ou de demi-cercle dans lequel sont quelquefois enfermés les mots ou fins de mots écrits au-dessous d'une ligne à l'extrémité. On se sert aussi du mot circonduction.`` 2. La forme de l'accolade d'imprim. semble partic. suggestive et se prête volontiers à des emplois imagés ou figurés; voici quelques ex. :
10. ... une feuille, une tuile, un toit... deux choses comme ça dans le ciel... — et il (Coriolis) dessina du doigt l'accolade d'un vol d'oiseau dans l'air, — c'est signé, c'est de lui... (Decamps).
E. et J. DE GONCOURT, Manette Salomon, 1867, p. 303.
11. Le nouveau à la musette blanche s'était assis sur une brouette. Il semblait épuisé. La sueur, en rigoles noires, avait tracé des accolades de ses tempes au bas de ses joues.
R. DORGELÈS, Les Croix de bois, 1919, p. 9.
D'où des loc. comme :
Mettre en accolade. Réunir :
12. Il existe bien en effet une inactivité qui se ramène à de l'inertie : on peut la mettre en accolade de plusieurs « paresses ».
E. MOUNIER, Traité du caractère, 1946, p. 398.
Réunir sous l'accolade de :
13. Les faits qu'on peut réunir sous l'accolade du machinal ne sont pas aussi homogènes qu'on pourrait le croire.
P. RICŒUR, Philosophie de la volonté, 1949, p. 286.
B.— P. ext.
1. ARCHIT. (Notamment du gothique flamboyant), arc en forme d'accolade à double ou quadruple courbure :
14. De superbes accolades encadrent bien les larges fenêtres [du palais de Justice de Rouen].
L. HOURTICQ, Hist. générale de l'art, La France, 1914, p. 99.
15. Les arcs du style flamboyant sont de formes diverses : ... l'arc en anse de panier et l'arc en accolade deviennent très fréquents; jusqu'alors ils n'avaient été pour ainsi dire pas employés... En Angleterre, l'accolade ... est usuelle depuis 1300.
C. ENLARD, Manuel d'archéologie française, 3e éd., Paris, Picard, t. 1, vol. 2, 1929, p. 664 et 666.
♦ Syntagmes : arc, ogive en accolade.
Synon. arc en talon.
2. ART CULIN., vx :
16. T. de Rôtisseur : Accolade de lapereaux, deux lapereaux joints ensemble, prêts à rôtir.
C.-M. GATTEL, Nouveau dict. portatif de la langue française, 1797.
P. ext. Deux lapereaux servis ensemble. ,,On nous servit une accolade de lapereaux.`` (Ac. 1835).
Rem. L'emploi culin. est absent du dict. de l'Ac. depuis 1878.
Prononc. :[]. PASSY 1914 note une demi-longueur pour le [a] de la dernière syllabe. Enq. :/akolad/.
Étymol. ET HIST. — 1. 1546 « action de serrer qqn dans ses bras » (PALMERIN D'OLIVE, 125 a, VAGANAY ds Rom. Forsch., XXXII, 4 : Apres luy avoir donné plusieurs baisers et acolades); 1546 « id. » (NOËL DE FAIL, Baliverneries, 112 ds QUEM. t. 1 1959 : Eutrapel auquel ne tenoit de baiser et moins de rendre ça et la a tas d'accolades...); 1548 « id. ». (RAB., Quart Livre, éd. Marty-Laveaux, II, 305 [infirme la date de 1532, Rab., donnée par FEW et BL.-W.5]; 2. 1659 cuis. « deux lapereaux qu'on présente ensemble » (LORET ds la Muse hist., 18 octobre ds Fr. mod., XXIII, 302 : Cent accolades de lapins dont n'en resta pas deux lapins); 3. 1718 impr., Ac. s.v. : (...) Un trait de plume qui joint plusieurs articles pour n'en faire qu'un (...). (Cf. Ac. 1694, s.v. accoler); 4. 1768 mus., J.-J. ROUSSEAU, Dict. de musique, p. 5 : Trait perpendiculaire aux lignes, tiré à la marge d'une partition, et par lequel on joint ensemble les portées de toutes les parties (...).
Réfection de l'a. fr. acolée « id. » (dep. XIIIe s., dér. de acoler, au sens 1) à l'aide du suff. -ade. 2 empl. de 1 comme terme de cuis. p. anal. avec estouffade, carbonnade, marinade, etc. Orig. prov. (EWFS2, DEI, NYROP t. 3 1936, p. 179) ou ital. (WIND 1928, p. 190; KOHLM. 1901, p. 27) improbable, le mot paraissant récent dans ces 2 lang. et le procédé de suffixation en -ade étant très fréq. au XVIe s.; l'a. prov. ne connaît que colada « coup, tape »; le prov. est prob. empr. au fr.
STAT. — Fréq. abs. litt. :99.
BBG. — Ac. Gastr. 1962. — BAR 1960. — BARB.-CARD. 1963. — BOUILLET 1859. — CHABAT t. 1 1875. — CHESN. 1857. — COMTE-PERN. 1963. — Éd. 1913. — GUIRAUD (P.). Inventaire des mots français d'origine dialectale. Cah. Lexicol. 1968, t. 12, n° 1, p. 104. — MONT. 1967. — PISSOT 1803. — ROUGNON 1935. — VIOLLET 1875.

accolade [akɔlad] n. f.
ÉTYM. Déb. XVIe; de accoler.
———
I
1 Le fait de mettre les bras autour du cou. Embrassade. || Donner, recevoir l'accolade. || Se ruer en accolades. → Reconnaissance, cit. 3. || Une accolade fraternelle, amicale.
1 Renonçant à cette accolade qu'elle se préparait déjà à donner, elle se contenta de tendre la main au jeune homme.
Martin du Gard, les Thibault, VII, 75.
Loc. fam. Donner l'accolade à une bouteille, la vider.
2 (…) en donnant à l'outre de si rudes accolades, que nous l'eûmes bientôt vidée.
A. R. Lesage, Gil Blas, II, 8.
2 Donner l'accolade. a Hist. Passer les bras autour du cou pour donner le titre de chevalier, au cours de la cérémonie de l'adoubement.
b Mod. Geste qui accompagne la remise officielle d'une décoration (Légion d'honneur, par exemple). || Nous lui avons remis les insignes de son grade et donné l'accolade (formule traditionnelle).
———
II
1 (1718). Signe à double courbure qui sert à réunir plusieurs lignes (accolade verticale) ou colonnes (accolade horizontale).
(1768). Mus. Trait qui permet de joindre plusieurs portées.
2 (1863). Archit. Arc surbaissé à courbes et contre-courbes qui ressemble à une accolade horizontale. || L'accolade est caractéristique du gothique flamboyant. || Ogive en accolade.
3 (1659). Vieilli, cuis. Couple de lapereaux servis l'un contre l'autre. || Une accolade de lapereaux.
DÉR. Accolader.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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